Les jeunes filles
sont surreprésentées dans les Terminales littéraires, sciences médico-sociales,
sciences et technologies tertiaires, économiques et sociales. Elles
s'orientent vers des filières moins porteuses d'emploi alors qu'elles
doublent moins souvent que les garçons. Elles représentent 58,2 % des
bacs généraux et 54,2 % des bacs technologiques en 2001 (source Rectorat
de Lille 2001).
L'obtention de cette égalité à laquelle l'histoire,
pendant des siècles s'est montrée réticente, constitue un véritable
enjeu de société. L'égalité professionnelle, quasiment acquise en droit,
est encore inachevée dans les faits.
Une histoire lourde de préjugés
L'éducation des filles était le domaine réservé de l'Eglise jusqu'au
XIXème siècle dont l'objectif était de former des épouses et mères chrétiennes,
" vertueuses et aptes aux travaux d'aiguilles ". Au cours du XIXème
siècle quelques écoles pour les filles apparaissent où elles sont éduquées
pour gouverner le foyer domestique et en 1880, la loi Sée propose aux
jeunes filles un enseignement où sont absentes les matières indispensables
pour passer un examen, l'important étant de " former les mères des futurs
citoyens ". Le baccalauréat féminin est crée en 1919.
Des mentalités à faire évoluer
Il faut donc agir dès l'enfance pour lutter contre les représentations
stéréotypées du rôle des femmes et des hommes dans la société et permettre
une orientation plus diversifiée des choix professionnels des jeunes
filles. Ses objectifs : prendre en amont le problème de l'orientation
professionnelle trop restrictive des femmes, lutter contre les discriminations
et les violences à l'école et aider à la sensibilisation et à la formation
des acteurs du monde éducatif.
La convention du 25 Février 2000
Cette convention a été signée entre les Ministères de l'Education Nationale,
de l'Emploi et de la Solidarité, de l'Agriculture, du Ministère délégué
à l'enseignement scolaire, du Secrétariat d'Etat aux Droits des Femmes
et à la Formation Professionnelle. Son objectif: des actions de lutte
contre les violences sexistes (formations, analyses sexuées, guides
d'information) , la diffusion d'outils d'information et de sensibilisation
à l'égalité des chances entre les filles et les garçons, la formation
des acteurs de l'enseignement. Des renseignements sur la convention
sont disponibles à la Délégation Régionale aux Droits des Femmes ou
sur le site du Ministère de l'Emploi, Service Droits des Femmes:
www.social.gouv.fr/femmes
Notre séléction de sites web
Education
Education
Notre action dans la région